Accueil Date de création : 23/04/08 Dernière mise à jour : 23/12/12 23:25 / 100 articles publiés

Présentation :)  (Mémoires d'une jeune fille (dé)rangée) posté le vendredi 23 mai 2008 14:14

D'abord, bienvenue ici. Il paraît que l'on doit toujours commencer par se montrer poli, afin de montrer un visage avenant. Non pas que je ne le sois pas – avenante, cela va de soi –, mais vous ne me connaissez pas, je vais partir du principe que je me dois de vous paraître amicale.

Votre grande question est, si vous êtes arrivé ici par hasard, qui suis-je. Un résumé succinct de ma vie étant particulièrement assommant, je vais donc donner quelques informations on ne peut plus générales. Commençons par le commencement – c'est à mon avis plus logique – en précisant que je suis de sexe féminin, aussi bien sur les papiers officiels que phénotypiquement parlant. Par rapport à mon parcours scolaire, on peut dire que je vais prochainement quitter le lycée. Pour compléter votre culture, il vous reste plus qu'à me demander, je n'ai jamais mordu qui que ce soit... Enfin, si, mais plus depuis longtemps.
Bon, maintenant que vous me situez approximativement, vous voudriez peut-être savoir quelles peuvent être mes activités favorites ? Eh bien, trouver l'excuse parfaite pour ne pas travailler. J'y travaille ardemment, mais c'est plutôt difficile. Sinon, je suis amoureuse de mon ordinateur. J'aime écouter de la musique, tout le temps, quel que soit le lieu ou le moment ; écrire des textes plus ou moins intéressants ; crayonner quand l'envie me revient, ce qui est plutôt rare et donc une bonne nouvelle pour vos pupilles ; lire tout ce qui me tombe sous la main, passant des œuvres de Terry Pratchett à l'Épée de Vérité de Terry Goodking, tout en aimant énormément d'autres genres. Parfois, j'arrive même à faire quelques photographies, mais vu mes piètres talents, je n'exposerai rien, même sous la torture.
Et alors, que puis-je détester ? En premier lieu, la bêtise humaine quand elle permet de justifier n'importe quelle action. Et musicalement parlant, les paroles entièrement vides de sens comme la plupart des chansons que l'on peut entendre sur les différentes radios, vantant les atours de ces demoiselles, les voitures et les chaînes en or... Enfin, pour finir : je n'aime pas le réglisse. M'en proposer revient à vous condamner à mort, ce qui est plutôt regrettable, vu que nous ne nous connaissons pas encore.

Un autre point de détail : j'aime l'humour, sous la plupart de ses formes, ou presque. Mettez-moi dans un coin avec un livre de Pierre Desproges et vous êtes tranquille. En revanche, comme pour le réglisse, m'obliger à poser un œil sur un spectacle de Bigard vous assure un aller simple. Bref, l'humour noir, grinçant, au second degré, gore, de situation, etc., je suis fan. Et comment se manifeste le mien ? Les références tordues, aussi bien à des livres qu'à des séries stupides, voire même encore des sagas MP3. Et des remarques plus ou moins drôles avec des jeux de mots minables, mais bon, que voulez-vous, on ne s'améliore qu'en expérimentant !
 
Désormais, vous en savez suffisamment pour accepter de me suivre ou pour partir en hurlant de terreur. À vous de voir.

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Suicide...  (Suicide) posté le vendredi 13 juin 2008 16:26

J'ai écrit ce texte – ou du moins son début – mercredi matin, aucune relecture depuis. Ce texte est inspiré de ma situation, d'où le fait qu'à la base, il devait juste servir à me défouler et ne pas être publié. Je le mets ici, le fait qu'il n'y ait pas de nom évite à la plupart de comprendre qui est qui, et à ceux qui me connaissent "réellement", je pense qu'ils s'identifieront. Précisons que, même si c'est inspiré de ma vie, je ne suis pas malheureuse au point de me scarifier et d'être devenue anorexie ou boulimique.

 

***

 

    J'étais désormais sur le toit, me préparant à mon dernier saut. Je me demandais encore comment j'avais pu en arriver là en l'espace de ces quelques annnées. C'était la faute de mes parents, de ma famille, la société qui m'avait toujours mise à l'écart, voire même Dieu ?

    Je voulais à la fois pouvoir trouver un coupable en eux, mais je savais au fond de moi que j'étais aussi responsable de ce désastre...

    Je n'ai aucun souvenir du moment où ça a commencé. J'ai l'impression que c'est lié au jour où j'ai été assez mature pour me rendre compte de la réalité. Et depuis ce jour, je vais de désillusion en désillusion...

    J'ai commencé par ma mère. Ma mère, qui passait son temps à hurler, aussi bien pour nous appeler que pour nous engueuler, il y avait toujours une nuance de dégoût dans sa voix, comme si nous n'étions rien pour elle... Cette impression était renforcée depuis le jour où sa meilleure amie était morte, il y a de ça un an. Depuis, elle nous répète en boucle que depuis qu'Elle est morte, elle n'a plus personne pour l'aimer. Son état dépressif ne s'est jamais amélioré, au contraire, d'année en année, elle tombait de plus en plus bas, nous menaçant à la moindre bêtise de son départ de cette maison où, selon elle, nous ne faisons rien et qu'elle en avait assez de nous assumer à notre âge...

    Il y avait également mon père, "l'homme parfait" de mon enfance qui tombait soudain de son piédestal. Les maux de ventre à répétition, les problèmes de sommeil... Il ne La supportait plus mais restait à ses côtés par amour.

    Quant à mon frère... Il semblerait que sa survie ne dépende que de son ordinateur et de sa connexion internet, se foutant du reste du monde...


    Le fait que pendant des années, j'étais « le cas » , la fille à part à cause de ses notes, ne m'a pas aidé non plus. Les autres gamins me rejetaient tous, me rabaissant physiquement, tant qu'à faire, elle n'est plus à ça près « l'intello ». À l'exception de quelques uns. Certains restaient avec moi, mais cette amitié éphémère se terminait aux vacances. Mes seuls véritables amis étaient un garçon que j'avais connu à trois ans et que j'avais perdu de vu deux ans plus tard, et une fille que je connaissais depuis l'année dernière.

    On s'était rencontrée au collège, elle revenant de ses problèmes, moi qui était plus un animal sauvage qu'une fille. On s'était « apprivoisée » et on avait sympathisé. Elle est la seule du groupe à être restée en contact avec moi durant les vacances et cette année, malgré nos emplois du temps différents.

    Parfois, je doute de cette amitié, non pas que l'on se dispute, c'est juste que ça me semble trop beau pour durer. J'avais peur que ce soit comme avec toutes les autres et que ça se finisse à l'arrivée des vacances... J'évite généralement les marques d'affection, les remplaçant plus facilement par un "je t'haine" ironique ou des déclarations de guerre... En deux ans, je ne l'ai prise dans mes bras qu'une fois, la seule fois où elle a craqué moralement et qu'elle a pleuré. Une énième connerie de sa belle-mère et de son père, mais ç'a été la goutte d'eau... Encore plus que d'habitude, j'ai eu l'impression de ne servir à rien...


    Je n'osais pas me montrer sympa avec d'autres personnes, craignant leurs réactions. J'étais toujours plus proche des garçons de par leur manière de penser que des filles, s'intéressant plus à la couleur du vernis à ongle qui s'accordera le plus avec leur « top rose troooooop tendance » qu'à leurs amis. Je crois que leurs excès en matière  de démonstrations « d'amitié » – à savoir se faire des bisoux, s'appeler chérie et autres trucs du même acabit – me renforçaient dans mon manque de démonstration...

Et être avec des garçons me gênait... Peut-être dû au fait qu'aucun d'entre eux ne manifestait le moindre intérêt pour moi, me donnant réellement l'impression de ne pas être humaine... Et les rares que j'appréciais réellement se foutaient pas mal de moi ou alors ne savaient pas trop comment se comporter... Et des fois, certains me parlaient, mais semblaient être rebutés par mon aspect « casse-pieds / dépressive » et laissaient tomber la conversation au « ça va ? » , alors que j'aurais voulu parler et être moi-même...


    Maintenant, ma mère est cancéreuse, les gens se fichent totalement de moi et des marques ensanglantées qui sont apparues sur mes bras. Personne n'a remarqué que je ne mettais plus que des pulls, moi qui aimait tant être en débardeur dès les premiers rayons du soleil... Personne n'a remarqué mon manque d'appétit et enfin mon arrêt total de manger, personne n'a remarqué que je devenais squelettique, personne n'a vu que je m'enfermais aux toilettes dès que j'ingurgitais quelque chose... Personne n'a rien fait, personne n'a rien vu, personne n'aura mauvaise conscience... Et je saute sans aucun regret...

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Chantage ?  posté le samedi 05 juillet 2008 18:09

Je trouve ça d'une stupidité navrante, coincée entre la bêtise la plus pure de mon égo surdimensionné et votre retenue plus ou moins bien venue, mais j'ai posté ce texte il y a au moins deux semaines et je n'ai aucune réaction... Serait-ce si difficile de me donner votre avis ?


(et là, je viens de faire fuir les trois personnes qui me lisaient -__-" )

 

Tant pis...  Même combat sur mon autre blog, j'ai l'impression de poster dans le vide, sans aucun lecteur... Pourtant, mes stats me disent le contraire ! Je ne demande pas à être aussi lu qu'une Minaya (que je salue au passage pour ses histoires que je dévore... Simsophage que je suis ), mais de là à n'avoir aucune réaction... M'enfin quoi, je fais un blog pour avoir des avis et je me retrouve avec strictement rien en face de moi, avouez qu'il y a de quoi regretter de faire ça ?

 

(maintenant, je crois que je peux dire n'importe quoi sans importuner personne... J'ai tout gagné... )

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Suicide... Et après ?  (Suicide) posté le samedi 26 juillet 2008 11:06

Je me revoyais tomber, la sensation de vitesse me grisait en même temps qu'elle me faisait peur. Il était maintenant trop tard pour reculer... De toute façon, ma chute était déjà amorcée, c'était trop tard pour avoir des regrets...

Et là, je me mis à penser à ceux que je laissais... Avant de sentir le choc et de mourir...

 

Je me réveillai dans un endroit blanc, mais avec peu de lumière. Étais-je au paradis, en enfer, réincarnée ? Je n'en savais strictement rien... Je tentai de bouger, et une douleur insoutenable me prit. Je n'avais quand même pas survécu à cette chute ? J'entendis quelque chose bouger, mais je ne distinguais pas de forme précise à cette « chose ». Où avais-je atterri ? J’entendais parler autour de moi… Un conseil d’anges ? La chose entra dans mon champ de vision et je crus reconnaître une…Infirmière ? Je n’entendais pas distinctement ce qui se disait et sans chercher à comprendre ce langage, je me rendormis.

 

« Bonjour. »

Ce fut le premier mot que j’entendis. Je n’arrivais toujours pas à bouger la moindre partie de mon corps sans ressentir des douleurs insupportables. J’avais rapidement abandonné toute tentative de mouvement, du moins, pour le moment.

« Si vous m’entendez, clignez des yeux. »

Bon, c’est encore faisable… J’exécutai sa demande tout en m’interrogeant sur le but de cet ordre.

« Je vois que vous pouvez encore entendre autour de vous. Nous sommes rassurés. » me dit-elle avec ce que je pensais être un sourire. 

J’avais compris que j’étais à l’hôpital. Donc, ma chute ne m’avait pas été fatale, mais pour l’instant, je me demandais combien d’os n’étaient pas cassés.

« Je vais vous expliquer comment vous êtes arrivée ici. Les médecins ne croyaient pas vous voir vous réveiller. »

C’est encore autre chose ça… Finalement, ça a failli réussir ?

« Cela fait six mois que vous étiez dans le coma. Plus personne n’y croyait. Vous êtes une miraculée en quelque sorte. »

Sa manière de sourire à chaque fin de phrase commençait à me taper sur le… Six mois ? Je tentais de le dire à voix haute et je ne m’entendis faire qu’un vague borborygme.

« Malheureusement, pour le moment, on ne sait pas trop quelles facultés vous pouvez avoir perdues dans votre… Chute, ajouta-t-elle, soudain plus hésitante. Vous vous êtes faite de nombreuses fractures, depuis plus ou moins améliorées, mais vous devrez faire de la rééducation… »

Je croyais avoir échappé à l’enfer et je me retrouvais dans une situation encore pire que celle que je vivais… Je devais être née sous une échelle en brisant un miroir pour m'attirer à ce point la guigne...

« Un jeune homme vous a vue sauter dans le vide et a appelé les urgences aussitôt. Vous avez eu énormément de chance qu’il ait été là. »

Je me demandais qui pouvait avoir eu pitié de moi à ce point… Sûrement quelqu’un qui en passant a voulu faire son bon samaritain. Je m’en serais bien passée… D’un autre côté…

« Je ne sais pas si vous vous sentez prête à voir vos proches… Ils ne sont pas encore au courant que vous vous êtes ‘‘re-réveillée’’. Si vous souhaitez que nous les prévenions pour qu’ils viennent vous voir, clignez des yeux à nouveau. »

J’exécutai à nouveau son ordre, en me disant que j’étais vraiment stupide. Je ne voulais pas qu’on puisse me voir ainsi, et que faisais-je quand j’avais la possibilité de rester seule ?

« Bien entendu, dès qu’il vous sera possible de bouger normalement, vous serez suivie par un psychiatre. »

Encore mieux…

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Retour à la surface  (Nouvelles) posté le mardi 29 juillet 2008 18:35

 

J'ai écrit ça il y a trois ans pour un devoir, et puis, je l'ai bien aimé. Le but était de faire une nouvelle fantastique, c'est à dire que l'explication de la situation peut être logique ou extraordinaire selon le choix du lecteur. Bonne lecture

 

Yohan Morel.,

8 rue de la Libération

38000 Grenoble

 

 

« Monsieur le Notaire,

 

Je vous contacte suite à la mort de ma grand-mère, Mme Virginie Morel. Il y a environ une semaine, vous nous avez fait la lecture de son testament et vous nous aviez précisé qu’elle l’avait modifié peu de temps avant son décès. J’ai hérité de sa maison et j’ai trouvé dans sa chambre une lettre de sa main ainsi que plusieurs coupures de journaux. Je vous ai joint des copies de ces documents afin que vous puissiez juger au mieux de la situation.

Avec mes sincères salutations, »

Yohan Morel 


 

« J’ai toujours pensé être saine d’esprit, mais depuis que ces évènements ont eu lieu, je ne suis plus sûre de rien. Malgré mon âge, j’ai conservé tous mes souvenirs, même ceux de ma petite enfance avec une précision remarquable. Et je n’aurai jamais pensé qu’il put s’y être caché quelque chose de si terrible…

 

Ce jour là, j’étais assise dans mon fauteuil préféré, celui où je me reposais chaque après-midi depuis la mort de mon époux. Etrangement, cet après-midi, je ne sus si je m’étais assoupie ou si c’était réellement arrivé… J’éteignis la télévision et m’assoupis. Au bout d’un certain temps, je me réveillai dans une pièce que je connaissais sans arriver à me rappeler dans quelle maison elle pouvait être. Je penchai d’abord pour un rêve, avant de voir d’autres éléments familiers, comme un chapeau au mur ou encore le plancher qui avait été fait à partir d’un noisetier…

Je ne savais pas d’où je pouvais tenir une telle information ! Je me retournai en sachant que je verrai la cheminée et le buffet sur sa gauche. D’instinct, je grimpai les marches quatre à quatre avec une agilité dont je ne me serais jamais soupçonnée à quatre-vingt-dix-huit ans ! J’arrivai dans une chambre que je reconnaissais sans parvenir à me rappeler à qui elle appartenait. Je sais qu’il y avait deux personnes et que Wilhelmine… Mais pourquoi parlais-je de ma sœur morte il y a de cela dix ans ?

Prise d’un sentiment de peur et de curiosité, je me penchai au-dessus du berceau, reconnaissant en effet ma petite sœur.

Je ne me rappelai pas de tels souvenirs, ceci ne peut être qu’un rêve sans fondement !

Pour me convaincre que ce n’était qu’un souvenir ‘‘arrangé’’, je me mis à genoux près du lit, celui qui était contre la fenêtre. Je tâtonnai pendant de longues minutes avant de me souvenir que ce que je cherchais était sur ma droite. Je sentis enfin une boîte en bois, que je tirai jusqu’à moi en l’ouvrant avec émotion. J’extirpai Charlotte, ma poupée biscuit, de son cercueil de bois en la serrant contre moi.

Ma poupée biscuit ? Je l’avais cassée à quinze ans ! Ceci n’est qu’un rêve, n’est-ce pas ?

 

Je courus rapidement jusqu’au miroir, accroché au-dessus de l’évier pour voir mon visage ! Je vis que je portai une blouse, ma blouse, jetée le jour où je me suis fiancée. Mais quel âge pouvais-je donc avoir pour être ainsi ?

Ma mère me vit dans cette tenue et me dit :

« Virginie, dépêche-toi de te vêtir convenablement ! Le photographe vient après la messe, rappelle-toi ! »

Je continuai ma course vers le miroir quand je vis ma sœur France pelant les pommes de terre nouvelles. Joseph allait la tirer de sa corvée…

Joseph était mort il y a plus de vingt ans et ma sœur l’avait rejoint peu de temps après ! Comment pouvais-je les voir aussi jeunes et surtout, aussi vivants ?

 

Je ne me reconnus pas dans le miroir. Ou plus exactement, je reconnus la Virginie que j’étais à quatorze ans… Comment était-ce possible ? Nous étions donc en… 1924 ? J’entendis les cloches de l’église qui sonnaient au loin.  Je montai me changer, en restant pensive… Surtout, je ne comprenais pas ce qui se passait…

Dehors, je vis mon père finissant d’atteler Phénix, notre percheron. France sortit et rejoignit son fiancé tandis que ma mère tenait Wilhelmine dans ses bras. Mon jumeau, Paul, aidait mon père tandis que Roger et Léon jouaient ensemble. Marius ne tarda pas à nous rejoindre, accompagné de sa femme, une ‘‘citadine’’ appelée Anne.

Ca ne peut être qu’un rêve, il est impossible que ce soit autre chose !

 

Nous montâmes dans la charrette et nous partîmes vers l’église. Je trouvai que la messe était longue, étant donné que j’étais impatiente de me faire photographier. La visite des photographes était si rare qu’elle en devenait un événement aussi important que la foire de Beaucroissant, si ce n’est plus.

Nous nous dirigeâmes vers la place, où un homme moustachu prit nos portraits. Derrière lui, je reconnus un de mes ‘‘camarades’’, Henri. Il était dans la classe de mon frère et ce fut pour lui que je ressentis mes premiers émois d’adolescente. Je ne remarquai que lui pendant que nous prîmes la photo de toute la famille, cette photo que je conserve encore.

Enfin, nous revînmes à la ferme, où je montai me changer. En bas, Ghislaine, mon amie, m’attendait. Je partis avec elle dans la forêt, notre terrain de jeu favori. Je crois bien que ce jour là, elle m’annonça quelque chose d’important, mais je ne puis m’en souvenir. Un énorme trou noir s’est substitué à ce qu’elle m’a dit. Je me rappelle m’être ‘‘réveillée’’ lorsque je l’entendis hurler*, elle gisant à mes pieds et moi tenant un énorme morceau de bois. Ses longues nattes blondes était maculées de sang… J’hurlai à mon tour, lançai le bois dans les buissons et me mis à courir, en accélérant encore ma vitesse… Une ronce s’accrocha à la poche de ma blouse, la déchirant, mais je fuyais toujours plus vite… »

 


 

La Gazette du Canton

22 juin 2008

 

Battue mortelle dans la montagne !

 

Les chasseurs de Rochetaillé ont eu une bien mauvaise surprise dimanche dernier ! En effet, lors d'une battue on ne peut plus ordinaire, ils ont retrouvé le corps d'une jeune adolescente !

La suite en page 2...

 


La Gazette du Canton

25 juin 2008

 

La morte de la montagne est identifiée !

 

La police a réussi à identifer la jeune fille morte et retrouvée lors de la battue. Sa disparition remonte à* plus de 84 ans ! Grâce à la participation de ses arrières petits-neveux et nièces, la gendarmerie a conclu qu'il s'agissait de Ghislaine Vial !

Suite en pages 2 et 3 .

 


La Gazette du Canton

27 juin 2008

 

Un suspect interrogé et écroué !

 

Un possible suspect de l'assassinat de Ghislaine Vial a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche par la gendarmerie. Paul U., 99 ans, est suspecté de meurtre avec préméditation sur la jeune fille. Les autorités ont en effet retrouvé l'arme du crime avec* Henri U. !

Suite en page 2

 


La Gazette du Canton

29 juin 2008

 

Mort du principal suspect de l'affaire de Rochetaillé !

 

Hier soir, Paul U. s'est donné la mort, refusant d'avouer son crime et ne voulant pas mourir en prison. Les autorités penchent pour un crime passionel. Quand un amour d'adolescent se transforme en passion mortelle...

Suite en page 3

 

 

* Merci à Neamar pour les trois fautes qui restaient !

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