Accueil Date de création : 23/04/08 Dernière mise à jour : 13/04/14 00:32 / 5 articles publiés

Présentation :)  (Mémoires d'une jeune fille (dé)rangée) posté le vendredi 23 mai 2008 14:14

D'abord, bienvenue ici. Il paraît que l'on doit toujours commencer par se montrer poli, afin de montrer un visage avenant. Non pas que je ne le sois pas – avenante, cela va de soi –, mais vous ne me connaissez pas, je vais partir du principe que je me dois de vous paraître amicale.

Votre grande question est, si vous êtes arrivé ici par hasard, qui suis-je. Un résumé succinct de ma vie étant particulièrement assommant, je vais donc donner quelques informations on ne peut plus générales. Commençons par le commencement – c'est à mon avis plus logique – en précisant que je suis de sexe féminin, aussi bien sur les papiers officiels que phénotypiquement parlant. Par rapport à mon parcours scolaire, on peut dire que je vais prochainement quitter le lycée. Pour compléter votre culture, il vous reste plus qu'à me demander, je n'ai jamais mordu qui que ce soit... Enfin, si, mais plus depuis longtemps.
Bon, maintenant que vous me situez approximativement, vous voudriez peut-être savoir quelles peuvent être mes activités favorites ? Eh bien, trouver l'excuse parfaite pour ne pas travailler. J'y travaille ardemment, mais c'est plutôt difficile. Sinon, je suis amoureuse de mon ordinateur. J'aime écouter de la musique, tout le temps, quel que soit le lieu ou le moment ; écrire des textes plus ou moins intéressants ; crayonner quand l'envie me revient, ce qui est plutôt rare et donc une bonne nouvelle pour vos pupilles ; lire tout ce qui me tombe sous la main, passant des œuvres de Terry Pratchett à l'Épée de Vérité de Terry Goodking, tout en aimant énormément d'autres genres. Parfois, j'arrive même à faire quelques photographies, mais vu mes piètres talents, je n'exposerai rien, même sous la torture.
Et alors, que puis-je détester ? En premier lieu, la bêtise humaine quand elle permet de justifier n'importe quelle action. Et musicalement parlant, les paroles entièrement vides de sens comme la plupart des chansons que l'on peut entendre sur les différentes radios, vantant les atours de ces demoiselles, les voitures et les chaînes en or... Enfin, pour finir : je n'aime pas le réglisse. M'en proposer revient à vous condamner à mort, ce qui est plutôt regrettable, vu que nous ne nous connaissons pas encore.

Un autre point de détail : j'aime l'humour, sous la plupart de ses formes, ou presque. Mettez-moi dans un coin avec un livre de Pierre Desproges et vous êtes tranquille. En revanche, comme pour le réglisse, m'obliger à poser un œil sur un spectacle de Bigard vous assure un aller simple. Bref, l'humour noir, grinçant, au second degré, gore, de situation, etc., je suis fan. Et comment se manifeste le mien ? Les références tordues, aussi bien à des livres qu'à des séries stupides, voire même encore des sagas MP3. Et des remarques plus ou moins drôles avec des jeux de mots minables, mais bon, que voulez-vous, on ne s'améliore qu'en expérimentant !
 
Désormais, vous en savez suffisamment pour accepter de me suivre ou pour partir en hurlant de terreur. À vous de voir.

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When demons awake - Rhapsody  (Nouvelles) posté le samedi 17 octobre 2009 18:26

Et voilà le texte promis ! C'est violent et gore, donc évidemment, la lecture est déconseillée avant une bonne douzaine d'années.

Je tiens à remercier deux personnes : z'Hibou, qui a lancé le concours pour lequel j'ai écrit cette nouvelle et qui m'a encouragé; ainsi que Neamar — aussi connu sous le nom de Mentor – qui a eu la patience de traquer les fautes, ma typographie foireuse et autres tournures de phrases caduques. Un énorme merci à lui !

Et maintenant, bonne lecture : )

 

***

 

La nuit venait à peine de tomber sur Légendia, seuls quelques rayons de lumière parvenaient à contourner les obstacles. Peu de maisons étaient allumées, tous préférant conserver un minimum de chaleur en fermant les volets. Quelques bougies, par ci par là, étaient allumées. Normal, pour une fête des lumières, pensa la jeune femme.

Aliénor n'était pas connue pour être une froussarde, loin de là. Il y a longtemps, elle avait débarassé le pays du Magicien Noir grâce à d'anciennes formules que le Père Céver lui avait confié, lui-même n'osant pas s'en servir. Mais ce soir là, elle n'était pas rassurée. « Personne ne sort à cette heure là, et pourtant, je suis sûre d'entendre marcher... » Au cas où, elle accéléra le pas pour regagner au plus vite son logis et profiter d'une bonne infusion bien chaude.

 

 

Tac, tac, tac... « Qu'est-ce que c'est encore ? » Elle fit demi-tour, mais rien n'apparaissait entre les flocons de neige. « Ma pauvre fille, tu deviens folle... »

Tac, tac, tac... La jeune femme commençait à courir, plus rassurée du tout. La peur... un sentiment horrible, qui peut donner des ailes ou au contraire paralyser entièrement; dans son cas, elle lui permettait pratiquement de voler par-dessus les pavés de la ruelle. En fait, ce n'était pas qu'une impression, elle ne posait plus le pied par terre : Aliénor venait bel et bien d'utiliser un sortilège sans même s'en rendre compte.

Et soudain, Aliénor chuta. Elle avait des bouffées d'angoisse, craignant d'y laisser la vie si elle était attrapée, mais rien à faire, elle ne parvenait pas à se remettre debout. « C'est toujours au plus mauvais moment que ça arrive... » songea-t-elle. Et elle se mit à rire, du rire de la personne qui se sait condamnée. Et ce fut le trou noir.

 

La jeune femme se réveilla dans une pièce étrangement familière. « Où suis-je ? » furent ses premières pensées. Elle tenta d'appeler à l'aide, mais elle se rappela sa chute et ne trouva pas normal d'être passée d'une ruelle sombre à une pièce chauffée.

Une ombre passa dans son champ de vision, bien trop rapide pour être reconnue. Elle tenta de bouger, et vit qu'avec de tels liens autour des articulations, ce serait difficile... voire impossible.

« Bonsoir Aliénor, fit une voix grave derrière elle. Enfin réveillée, à ce que je vois.

La sorcière tenta de bouger la tête, mais une douleur lancinante l'arrêta aussitôt. « Cette voix... Non, cela ne peut être lui... »

— Comment va mon ennemie favorite ? Au plus mal, je dirais. Il faut dire que Gentil Troll a eu la main lourde, si je puis me permettre.

À ces moments, Aliénor savait très bien ce qu'elle risquait, mais son audace prit malgré tout le dessus :

— Il faut dire qu'avec de telles amitiés, il serait difficile à ton ami... Enfin, je devrais plutôt dire esclave, de s'éduquer...

— Tiens, tu réponds désormais ? Cela me facilitera la tâche, au moins, je saurais quand tu trépasseras...

— Tu ne sais pas ce que tu risques à me provoquer ainsi...

— Eh bien si, et j'ai même prévu de quoi pimenter un peu le jeu.

 

Les liens qui encerclaient ses poignets et ses chevilles se défirent, lui permettant de se mettre debout. Elle se redressa aussitôt, sachant que cette fois, ce serait une lutte jusqu'à la mort. Dans le regard du Magicien brillait la haine qu'il ressentait pour la demoiselle. Cette dernière se rendit rapidement compte qu'elle était trop affaiblie pour se défendre réellement. Avant même que sa pensée ne se finisse, un poignard lui tranperça la main gauche. Du sang coulait sur sa robe, mais ce n'était pas son problème. La douleur était insoutenable, et la jeune femme tomba à genoux, commençant à pleurer.

— Je t'ai connue plus combative. Relève-toi ! lui ordonna-t-il.

 

Ne la voyant pas s'exécuter, il lança un second poignard, qui lui coupa le tendon d'Achille. Aliénor hurla, les larmes ruisselant sur ses joues. L'homme se rapprocha d'elle et lui prit le menton entre les doigts :

— Et maintenant, penses-tu toujours être la meilleure de nous deux ? Regarde ce que tu es devenue : incapable de te défendre. Très bien, j'accepte de te laisser en vie si tu renonces à la magie et m'offres tes connaissances.

La jeune femme eut un faible sourire avant de s'évanouir à nouveau.

 

Aliénor reprit ses esprits, à nouveau attachée sur la table, le Magicien Noir tranquillement assis en train d'affûter un imposant couteau. Elle déglutit, songeant qu'il ne la relâcherait pas...

— Tiens, de nouveau parmi nous ? Reprenons où nous en étions dans ce cas...

Il se dirigea vers elle, gardant son couteau en vue. La lame étincelait à la lumière des bougies, montrant qu'elle avait été forgée récemment...

— Avoue que tu aimerais savoir où j'ai pu me procurer ce coutelas... Pendant toutes ces années où je fus banni, j'ai pu préparer ma vengeance et créer tous les outils dont je pourrais avoir besoin le moment venu. Savais-tu qu'il y avait un gisement de fer très intéressant dans ces montagnes ?

Il se mit à rire, donnant des frissons à la sorcière, puis s'approcha d'elle et fit glisser sa lame sur sa gorge. Elle frémit au contact du métal. Il continua et fit une légère incision avant le manubrium afin de tester sa lame. L'entaille devait être satisfaisante, puisqu'il continua à chercher des endroits où couper. L'homme tournait lentement autour de la table, semblant choisir avec soin. Il s'arrêta finalement vers le visage de la jeune femme, dévoilant un sourire carnassier. Il enfonça son arme dans le bois de la table, juste à côté de son oreille droite. Aliénor ferma les yeux, espérant que ce n'était pas encore le moment.

— Alors, on commence à se demander si on a bien fait de se promener ? lui glissa-t-il. On veut sa maman ?

La jeunne femme frissonna à ces mots, sachant très bien qu'il irait jusqu'au bout. Elle essaya, imperceptiblement, de bouger, mais rien à faire, les liens étaient résistants et son tendon sectionné la faisait souffrir.

— Oh, à peine arrivée et tu veux déjà me quitter ? Aliénor, je pensais que nos retrouvailles te procureraient bien plus de plaisir.

 

Il reprit son couteau en main et se dirigea vers les pieds de la sorcière. Il la déchaussa et lui effleura la voûte plantaire avec son arme, tandis qu'elle tentait de se débattre. Elle savait bien que même en l'implorant, il ne s'arrêterait pas. Il ne lui restait plus qu'à se résigner à mourir et à espérer que cela se ferait rapidement, pour ne pas sentir la douleur... Le Mage dut voir son front se plisser, puisqu'il ajouta dans un éclat de joie malsaine que son calvaire durerait longtemps...

 

Il s'arrêta et lui prit le pied qu'il maintenait appuyé contre la table. De l'autre main, il débuta une incision entre deux doigts. La sorcière tentait de retenir son cri, mais les larmes ruisselaient sur ses joues. À ce moment là, le Magicien Noir s'arrêta et lui coupa le doigt d'un coup sec.

— Tiens, toujours pas de cri ? Tu t'améliores, il y a quelques années, tu n'en aurais pas été capable.

 

À nouveau, il avança vers le visage de la jeune femme, et sans plus attendre, il s'attaqua à la commissure des lèvres, faisant pénétrer la lame et tirant jusqu'aux pommettes. Et aussitôt, il fit de même de l'autre côté, la sorcière ne pouvant réellement rien faire sans ses mains.

Aveuglée par la douleur, elle hurla, aggravant les déchirures qu'il venait de créer. Le goût du sang, de son propre sang... Elle n'en pouvait plus, elle attendait la mort, mais le mage ne l'entendait pas ainsi.

La lame pénétra d'un coup sec dans son avant-bras, lacérant les chairs et arrachant à nouveau un cri à la victime. Il remua le couteau dans la plaie, afin d'augmenter le supplice, coupant au passage quelques tendons et nerfs. Il asséna un deuxième coup dans la cuisse qui eut les mêmes effets. Rien à faire, elle ne pouvait rien dire sans augmenter son supplice. Un sourire sadique éclaira la face de son bourreau, qui visiblement, attendait ce moment depuis longtemps.

« Pitié, faites que ça se finisse, je ne veux plus souffrir... Pitié ! » Aliénor pâlissait à vue d'œil, son sang se répandant sur la table et gouttant peu à peu par terre.

 

Le Mage continuait à chercher des endroits sensibles où il pouvait frapper sans la tuer.

— J'avais oublié à quel point tu avais de beaux yeux, Aliénor... Mais ne t'en fais pas, ça ne durera pas, dommage pour toi, lui sussura-t-il.

Elle comprit aussitôt la suite des évènements. Elle sentit la lame se glisser entre l'œil et l'os, déchirant en partie la paupière, avant de le faire sauter hors de l'orbite.

— C'est fou comme nos sens ne tiennent qu'à peu de choses, n'est-ce pas ?

La sorcière vit la pointe du couteau se rapprocher et brusquement, s'enfoncer, ne laissant place qu'au noir et à la douleur. Le sang coulait à flots tandis qu'elle hurlait, persuadée que ses poumons ne supporteraient pas un autre cri. Ploc, ploc, ploc...

 

 

Toc, toc, toc... Aliénor se réveilla en suffocant, craignant d'agrandir ses lésions. Elle était persuadée que le Magicien Noir était ici, tapi dans un coin de la pièce et armé de sa lame... Elle réalisa qu'elle était chez elle, enveloppée dans sa couverture. Un hibou tapotait à la fenêtre, un message accroché à la patte. Elle se précipita pour le récupérer, caressant distraitement l'oiseau tandis qu'elle lisait. On était le huit décembre, peu de temps avant l'aube...

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Les photos qui ont fait l'Histoire  (Nouvelles) posté le mardi 10 novembre 2009 23:35

Aujourd'hui, un article en collaboration avec le célèbre Mentor, sur une idée... Ben, de lui, auquelle je me suis retrouvée à collaborer, rendant le texte en retard, l'obligeant à plein de modifications, bref, on a évité de peu la crise de nerfs ! Et normalement, à mon tour de galérer : ]

 

Une fois n'est pas coutume, profitons de l'occasion historique qui se présente à nous en analysant la puissance de l'image. Vous allez découvrir seize photographies qui ont fait le tour du monde à leurs époques, et qui, de nos jours encore, continuent d'orner nos manuels d'histoire ou de hanter nos publicités. Tous ces clichés ont un point commun : représenter une émotion forte dans un contexte historique difficile ou novateur. Du premier pas sur la Lune à la guerre du Vietnam en passant par le mur de Berlin, des photographies puissantes qui restent vecteurs de frissons d'angoisse ou de joie.

 

1930 : Adolf Hitler pendant un discours

Hitler, photographié en train de prendre différentes poses qu'il réutilise lors de ses discours. Ses talents d'orateur lui permettent une forte adhésion de la population allemande, qui est conquise par la manière dont il présente ses idées : il ne tente jamais de discourir devant un public non acquis, car la contradiction détruit son « art » ; il est très expressif (ça se vit sur les photos !) ce qui lui permet d'être vu de loin. Bref, s'il n'avait pas défendu de telles théories, il aurait pu faire un bon commercial.

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1943 : Ghetto de Varsovie


Cette photo a été prise par Jürgen Stroop, un officier SS, lors de l'insurrection du ghetto de Varsovie. Depuis 1939, les Juifs étaient obligés de se regrouper dans ce quartier de la capitale, et le 19 avril 1943, une nouvelle rafle est organisée. Rafle qui ne réussira qu'au troisième essai, les Polonais s'étant organisés pour résister, sachant pertinemment ce qu'ils risquaient en partant.
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4 février 1945 : les trois grands à Yalta

Churchill, Roosevelt et Staline prennent la pose pour fermer le second et dernier sommet pendant lequel ils se retrouvèrent pour deviser des virages à donner à la guerre. Les trois grands sont assis car Roosevelt est exténué physiquement (il souffre de poliomyélite) et mentalement : après ce congrès et jusqu'à la fin de sa vie deux mois plus tard, il sera souvent en fauteuil roulant.
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19 février 1945 : raising the Flag on Iwo Jima

Le 19 février 1945, les marines Américains prennent Iwo Jima, un ilot volcanique dans le Pacifique du Sud. La bataille aura duré un mois et a été l'une des plus sanglantes du Pacifique : près de 30 000 Japonais et Américains trouvèrent la mort sur ce lopin de terre.
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Avril 1945 : libération du camp de concentration de Buchenwald

Une image forte du camp de concentration de Buchenwald montrant l'état des déportés à leur libération par l'armée américaine. Beaucoup moururent de malnutrition dans les semaines qui suivirent la photographie.
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1951 : Einstein tire la langue

Pour son 72ème anniversaire, Einstein, lassé des journalistes qui lui demandaient de sourire, finit par tirer la langue. La photo fait le tour du monde et se vend pour des milliers aux enchères en 2009.
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1961 : Un garde est Allemand saute le mur de Berlin

Un garde d'Allemagne de l'Est saute les barbelés pendant la construction du mur de Berlin, fuyant vers l'Ouest et l'« Allemagne Libre ».
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1964 : combat de boxe Ali vs. Liston

Considéré par beaucoup comme l'une des photographies les plus emblématiques du sport, cette image montre le boxeur Ali hurlant à Liston « Get up and fight ! ». Le combat en lui même est extrêmement rapide : au milieu du premier round, Liston s'effondre, victime d'un coup à la tête que certains considèrent encore comme illégal. Comme peu de gens voient le coup, les rumeurs les plus folles se déchainèrent, allant jusqu'à clamer que Liston avait parié contre lui même.
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1968 : Jeux olympiques 68 à Mexico

Lors de la remise des médailles du 200 mètres homme, Tommie Smith et John Carlos, deux athlètes noirs, apparaissent sur le podium les pieds nus « pour rappeler l'esclavagisme » et la main gantée de noir, un symbole pour montrer la ségrégation dont étaient victimes les Noirs aux États-Unis à cette période. Ce geste leur vaudra une exclusion définitive des Jeux Olympiques.
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Juillet 1969 : Apollo 11

Ici, contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'homme dans la combinaison est Eldwin Aldrin, un des deux militaires embarqués dans la mission Apollo 11, pris en photo par Neil Armstrong. D'ailleurs, en observant bien le casque, on distingue le module lunaire ainsi que le reflet du coéquipier !
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Août 1969 : les Beatles sortent l'album Abbey Road

La photo de l'album Abbey Road a également fait le tour du monde ! Elle a été prise par Iain MacMillan sur le passage piéton entre Grove End Road et Abbey Road, lieu où les Beatles enregistraient leurs albums. Petite note amusante : une rumeur voudrait que Paul McCartney soit mort dans un accident de la route en 1965 (quatre ans auparavant) et que la pochette, avec John Lennon en blanc (la couleur du deuil en Inde) et Ringo Starr en noir, McCartney les pieds nus… affirme de manière détournée qu'il était bien six pieds sous terre !
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1972 : la petite fille brûlée au napalm

Depuis trois jours, le village de Tran Bang est tenu par les Nords Vietnamiens et assiégé par les Sud Vietnamiens. La plupart des habitants a déjà fui le village, mais l'armée du Sud décide de bombarder au napalm la zone. Après l'attaque, les journalistes prévenus voient courir vers eux quelques rescapés terriblement brûlés, parmi lesquels Kim Phuc, la petite fille de 9 ans que l'on voit courir sur la photo et qui sera nommée Ambassadrice de Bonne Volonté en 1997, souffrant toujours des brûlures.
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1985 : la jeune fille afghane aux yeux clairs

Cette photo qui parut en couverture du National Geographic en 1985 fut prise par Steve McCurry dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan. La « jeune fille aux yeux clairs » devint le symbole de la guerre en Afghanistan, ses yeux très expressifs retenant l'attention, bien que personne ne connaisse son nom avant… 2002. En effet, Sharbat Gula fut retrouvée plus de 15 ans après la parution de son portrait dans une partie reculée de l'Afghanistan.
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Avril 1989 : les manifestations de la place Tian'anmen

Après deux jours de répression par le gouvernement Chinois, les chars arrivent à Pékin. L'homme, seul, arrête les chars et les empêche de le contourner, avant de se faire absorber par la foule. Les rumeurs de son exécution n'ont jamais été confirmées.
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Novembre 1989 : la chute du Mur de Berlin

Le 11 novembre 1989, le mur de Berlin tombe 38 ans après sa construction. Une conférence de presse a lieu pour traiter de laisser-passer, où un journaliste demande quand la mesure entre en application et Günter Schabowski, n'ayant eu aucune information, répondra « dès maintenant ». Les Berlinois s'empressent d'aller rejoindre les postes frontaliers pour passer, les gardes ne sachant quoi faire. Finalement, dans la soirée, plusieurs passent par-dessus le Mur, sachant qu'ils ne risquent désormais plus rien.
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2001 : la destruction du World Trade Center

Le 11 septembre 2001, quatre avions de ligne sont détournés de leur trajectoire. Deux finiront par s'écraser contre les tours du World Trade Center vers 9 heures du matin (heure américaine), provoquant la mort de 3 000 personnes. Le plus marquant a été que la chute des tours fut filmée et vue en direct par des millions de personnes à travers le monde, provoquant un choc psychologique important.
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Les Noces rebelles  (Films) posté le jeudi 15 avril 2010 11:33

Aujourd'hui, j'officialise l'existence d'une nouvelle rubrique, histoire de raconter les derniers films que j'aurais pu voir et même donner mon avis, qui sera totalement subjectif et donc… Important. Bon, trêve de discussions inutiles, commençons par Les Noces rebelles de Sam Mendes.

On va tenter de s'organiser logiquement hein. Bon, alors… L'histoire, après tout, c'est aussi une bonne partie de ce qu'on veut, non ? Bon bon bon… Le film débute sur une soirée où se rencontre une blondinette qui rêve de devenir actrice – jouée par Kate Winslet – et un jeune docker qui sait se vendre, incarné par Leonardo DiCaprio. La fête se finit et on enchaîne avec une pièce de théâtre où, visiblement, April (la jeune femme) n'emporte pas un franc succès, loin de là… Durant le retour, Franck et cette dernière commencent une scène de ménage digne des plus grands mélos hollywoodiens, où on comprend qu'il y a plus qu'un os entre les deux. Et là, on entre pour de bon dans le film : la lente désagrégation du couple Wheeler, qui ne parvient plus à communiquer réellement, qui tente de se cacher derrière des excuses comme les enfants, le travail…
Plusieurs analepses nous aident à cerner le problème : par exemple, lorsque le couple cherche à trouver une maison, le vendeur – qui est en réalité une vendeuse, et future voisine – leur explique qu'ici, c'est le quartier des petites gens, alors que Revolutionary Road est absolument parfaite pour fonder une famille ; April et Franck se retiennent d'exploser de rire devant le côté guindé de Madame Givings, même si l'envie n'en manque pas. Plus tard, on apprend qu'ils sont mariés depuis plusieurs années – sept ans si ma mémoire est bonne – et que leurs rêves initiaux ont laissé place à la banalité du quotidien : monsieur travaille dans une entreprise qu'il déteste, madame est femme au foyer dans une banlieue digne de Desperate Housewives où tout est en ordre, personne n'a un mot plus haut que l'autre, et il y a deux enfants tout ce qu'il y a de plus normal, etc. Bref, la vie typique de la famille américaine selon le principe de l'American way of life durant les années 50.
Et alors ? April voit ses rêves de comédienne partir en fumée, son mari devenir ce qu'il a toujours refusé comme modèle, sa vie partir en cacahuètes et où son but ultime serait de pouponner, repasser et faire la cuisine… Au trentième anniversaire de son époux, elle propose donc de partir à Paris pour qu'ils refassent leur vie comme ils l'auraient toujours voulu, et non dictée par la « morale » qui veut qu'on évite les vagues. Cela se voit plutôt bien quand les Wheeler annoncent à un couple d'« amis », les Campbell, qu'ils comptent partir. Ces derniers semblent enthousiasmés sur le moment, et une fois leurs amis partis, ils s'empressent de dire que leur réaction est totalement immature, stupide, non réfléchie…
Manque de chance, April tombe enceinte et Franck se voit proposer une offre intéressante au travail, le projet de partir tombe plus ou moins à l'eau… Là commence vraiment la partie que j'ai trouvé la plus sympathique : la véritable crise déclenchée par l'opposition entre les désirs de madame et l'ambition de monsieur de s'intégrer dans la société pour de bon. Mais là, pas un mot, il vous faudra voir le film pour connaître la fin, non mais.

Bon, maintenant, tentons – enfin, je tente, aidée par mes multiples personnalités – de donner un avis réellement pertinent. Alors, que dire ? Évidemment, ce qui a pu me déplaire, ce sont les scènes prévisibles, car vues et revues dans des dizaines de films. Par exemple, le côté « oui, partons ma chérie, ce serait tellement bien de refaire notre vie en mangeant un croissant sur le balcon de notre futur appartement en face de la Tour Eiffel », suivi du « euh… Finalement, si on restait là, hein, tu sais… J'ai un travail et toi, tu t'occupes bien de la maison, et puis, on peut changer dans cette banlieue » et d'un dernier retournement pour le côté « Franck, mon petit, tu aurais dû écouter la voix de la passion et te barrer en France », bof. En revanche, les questions que posent John Givings, le fils de l'agent immobilier sortant à peine de l'hôpital psychiatrique où il fut traité par électrochocs, tombent juste et font mal. Un « Pourquoi vous ne partez plus ? » suivi de plusieurs hypothèses qui fâchent, cela a tendance à faire tache, mais c'est la seule personne qui, dans le film, ose demander les réelles motivations et ne cherche pas une manière polie de questionner ses voisins. Pour lui, la grossesse d'April et le fait que la famille reste à Revolutionary Road ne sont pas liés, ce qui est loin d'être faux à mon humble avis…
Le fait que la relation passionnée du début – cf. la scène initiale du film – se soit détériorée jusqu'à ce qu'à avoir l'impression que deux étrangers cohabitent dans la même maison est plutôt bien rendu, même si j'avoue avoir quelques difficultés devant les pleurs de Leonardo DiCaprio par moments… Ils me paraissent un poil trop forcés, alors que Kate Winslet rend une April plus réaliste de ce point de vue. En revanche, la colère est suffisamment crédible pour qu'on puisse se sentir concerné par la dérive de leur histoire.

Au final, faut-il voir ou non ce film ? Je pense qu'il mérite le coup d'œil, même si, à mes yeux, les situations sont globalement visibles des kilomètres auparavant, bien que j'ai été surprise par John de manière très positive. Donc, si vous ne savez pas quoi faire un soir, il peut valoir le détour, mais sans plus.

 

Et comme il faut toujours rendre à César ce qui est à César, mon texte a été écrit sur le Typographe, sorte d'usine miniaturisée améliorée. Pour zieuter ce texte avec de beaux alinéas et des majuscules rouges, par ici !

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Cet air de liberté au-delà des frontières, aux peuples étrangers qui donnait le vertige…  (Mémoires d'une jeune fille (dé)rangée) posté le dimanche 13 avril 2014 00:32

Que de temps passé depuis le dernier article que j’ai pu publier ici ! Je doute d’avoir un lecteur, mais dans le doute, je peux toujours donner quelques nouvelles sur mon devenir depuis ma dernière publication.

Tout d’abord, j’ai fait un peu de ménage sur ce blog, qui conservait des articles depuis longtemps obsolètes et qui n’avaient plus d’utilité ici. Ne reste que quelques articles çà et là, truffés de fautes d’orthographe et de grammaire, mais qui me semblent relativement neutres et intemporels.
J’ai ainsi fait un trait sur le début de ma vie d’étudiante, qui ne fut guère un succès, et sur les relations toxiques que j’ai pu entretenir à cette période de ma vie. Je ne pense pas plus mal me porter désormais, et sans renier ce passé, j’ai désormais fait la paix avec.
J’ai quitté celui qui me détruisait lentement mais sûrement, comprenant enfin que non, je n’étais pas la dernière des nulles et que personne n’aurait dû avoir le droit de me traiter ainsi. Il aura fallu du temps, beaucoup, mais je suis désormais épanouie et heureuse comme je suis.
Cela, je le dois à celui qui m’a soutenue pratiquement depuis que l’on s’est connus et qui est mon compagnon depuis un an. Il a énormément œuvré pour me rendre le sourire, me sortir de la dépression dans laquelle j’étais depuis un petit moment et faire de ma vie un véritable conte de fées. Il serait difficile de dire à quel point je lui dois celle que je suis désormais et à quel point je l’aime, mais je suis intimement persuadée d’avoir rencontré le prince charmant.

Je poursuis à la faculté, en deuxième année cette fois-ci, toujours au même endroit. L’année se passe relativement bien, bien que je pense que mon université ait décidé de choisir les administratifs les plus incapables pour faire des emplois du temps — 35 h par semaine réparties de façon anarchique, des déplacements de cours au dernier moment et sans les annoncer correctement… Mais il faut voir cela de façon plus calme qu’auparavant : il ne me reste qu’un an à faire à l’université. En effet, je souhaite changer totalement de voie et ne plus guère avoir de lien avec la biologie. Enfin, attendons que ce soit fait pour en parler.

Mes relations avec ma famille ont fortement évolué également pendant ce laps de temps. Un décès qui m’aura énormément touchée, des disputes importantes avec mes parents pour enfin accéder à l’âge adulte auquel je peux prétendre, des périodes assez longues sans échange avec eux pour parvenir à leur faire entendre raison… Mais cela commence à porter ses fruits.
J’ai ainsi pu me déplacer en train pour la journée dans la grande ville la plus proche à l’occasion des Timbrés de l’orthographe, passant la journée avec mon compagnon et mon frère sans provoquer l’ire maternelle que j’aurais pu créer un an ou deux en arrière. Cela améliore grandement la vie et permet aussi de ne plus avoir à mentir en permanence pour parvenir à vivre un minimum sans devoir justifier les moindres faits et gestes.

Autrement, je suis toujours assez attentivement l’actualité, notamment politique, et dois avouer un certain atterrement. Étant profondément à gauche, la politique actuellement menée me mine le moral et semble nous conduire droit dans le mur. Et plutôt que de ralentir, voire de mettre la marche arrière, le remaniement ministériel nous fait passer une nouvelle vitesse et accélérer davantage vers l’impasse.
Toutefois, j’ai un motif de contentement. Grenoble est passé plus à gauche en élisant Éric Piolle, et j’avoue attendre beaucoup de son mandat. Peu de candidats m’ont récemment donné envie de voter pour eux, et cela m’ennuierait fortement d’être déçue par lui. Son programme me semble intéressant — nourriture plus locale, rénovations de bâtiments pour améliorer l’isolation thermique, utilisation de logiciels libres dans l’administration municipale… — et plutôt proche de mes convictions. Bien plus en tout cas que celles du candidat socialiste, qui, à mon sens, proposait plutôt un programme centriste que socialiste… Mais ça doit être mon côté mauvaise langue.

Je ne vois pas quoi ajouter à ce résumé très succinct, je m’en vais donc terminer ainsi. Je vous laisse en compagnie de Jean Ferrat et de sa France. À un de ces jours, j’espère.

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